Le cas IBM : Une histoire marquée par des innovations (Partie 1)

Depuis 1911, le géant de l’informatique est à l’origine de grandes évolutions technologiques. De la tabulatrice au premier micro-ordinateur, en passant par la machine à écrire électronique, IBM a toujours cherché à associer l’innovation à la technologie. C’est ce qui fait du groupe une des marques les plus connues dans le monde de l’informatique aujourd’hui. Alors comment IBM est-il devenu ce qu’il est aujourd’hui ? Retour sur les moments forts d’une entreprise centenaire…

Les innovations technologiques d’IBM

C’est en 1911 que Charles Flint, financier renommé, regroupent trois entreprises américaines spécialisées dans les pointeuses, les balances automatiques et les machines de calcul, pour donner naissance à la Computing Tabulating Recording Company (CTR). Très rapidement, il lance la première tabulatrice sur le marché qui permet d’effectuer le recensement de la population dans divers pays tels que l’Autriche, le Canada, la Russie… Cette technologie est un franc succès à l’époque où le modèle Ford commence à circuler, les visionnaires installent leur premier appareil téléphonique et le plus grand paquebot, jamais construit, voit le jour (Le Titanic). Le fondateur de CTR comprend alors que cette machine peut non seulement comptabiliser des citoyens, mais également toutes les informations d’une entreprise... Il décide donc d’embaucher Thomas Watson, un visionnaire, persuadé que les technologies de l’information vont prendre de l’ampleur dans les années à venir. Les rênes en mains, ce dernier rebaptise en 1924 l’entreprise CTR en International Business Machines Corporation et crée une véritable « industrie de l’information ».

L’entreprise International Business Machines (IBM) poursuit sa course à l’innovation et commercialise la perforatrice automatique et la carte perforée qui permet de stocker jusqu’à 80 caractères. Plus tard en 1933, le groupe rachète l’entreprise Electromatic Typewriter et lance la première machine à écrire électrique sur le marché. Véritable innovation technologique, IBM déploie ses machines auprès de la sécurité sociale américaine et commence à s’installer à l’étranger : Brésil, Chine… Les affaires marchent plutôt bien pour le géant de l’informatique qui ne compte pas mois de 11 000 employés en 1939 et qui devient « Big Blue » aux yeux de tous les américains (ce surnom vient de la tenue réglementaire bleue marine imposée aux salariés du groupe). IBM acquiert une notoriété remarquable et observe avec dédain ses nouveaux concurrents tels que Hewlett-Packard et Apple se lancer dans la micro-informatique. « Il n’y a pas de futur pour l’informatique électronique » déclare publiquement le groupe.

« L’entreprise a pour politique de ne jamais se satisfaire de ce qu’elle a, de toujours prévoir les demandes à venir. » Thomas Watson

Mais en 1980, face au succès du Macintosh d’Apple, Big Blue retourne sa veste. Jusqu’ici IBM n’était pas persuadé de l’intérêt des particuliers pour l’informatique et voulait créer sa propre machine de A à Z. Mais pour contre attaquer ses concurrents, le groupe décide d’adopter une approche totalement différente et plutôt surprenante pour une société de cette envergure. En effet, pour pouvoir suivre le dynamisme du marché, IBM choisit d’acheter des composants externes pour la fabrication de son Personal Computer (IBM PC 5150). C’est ainsi qu’il fait appel à Intel pour les circuits intégrés de sa machine, et à Microsoft pour son système d’exploitation (QDOS/MS-DOS ). Pour couronner le tout, IBM décide de révéler publiquement les spécifications techniques de son appareil afin qu’il soit facilement dupliqué. L’objectif d’IBM : avoir un temps d’avance par rapport à ses concurrents.

Par Sophie Baud

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