Depuis l’arrivée des moteurs de recherche basés sur l’IA, le trafic vers les sites web recule. Certaines études montrent d’ailleurs une baisse pouvant atteindre 30 à 35 % en présence de réponses générées par IA, tandis que les usages basculent progressivement vers ces nouvelles interfaces. En effet, une part croissante des recherches passe désormais par des moteurs génératifs capables de fournir des réponses directes, sans rediriger vers des pages web. Dans ce nouveau contexte, la question n’est plus seulement d’être bien positionné, mais d’être cité et surtout comment.
L’IA générative, un nouveau canal d’influence
L’IA générative n’est plus seulement un outil de productivité : elle devient progressivement un nouveau levier d’influence pour les marques. D’ailleurs, selon le Baromètre Gen-IA mené par Iligo et Media Figaro, ces technologies influencent déjà la manière dont les Français s’informent : 77 % des utilisateurs y ont recours pour rechercher de l’information, mais aussi pour obtenir des recommandations sur des produits ou services (64 %) ou encore pour s’aider à la prise de décision (60 %).
L’IA ne se limite plus à assister les utilisateurs et devient un intermédiaire dans l’accès à l’information. Et pour les marques, cela change profondément les logiques de visibilité. En effet, là où le SEO reposait sur la capacité à capter du trafic via une liste de résultats cliquables, les moteurs génératifs permettent désormais aux utilisateurs d’obtenir directement leur réponse, sans passer par un site. C’est ce que l’on appelle le phénomène du “zéro clic”. Ainsi, la visibilité ne se joue plus uniquement sur le positionnement, mais sur la capacité à être intégré dans les sources mobilisées par les modèles.
Comment les IA génératives choisissent-elles leurs sources ?
Bien entendu, toutes les IA génératives ne s’appuient pas sur les mêmes sources d’information. Néanmoins, elles reposent sur des logiques communes dans la manière dont elles sélectionnent et hiérarchisent les contenus.
D’abord, la crédibilité de la source est déterminante. Les réponses générées s’appuient en priorité sur des contenus issus de sources jugées fiables, notamment les médias reconnus (Les Échos, Le Monde Informatique…).
Ensuite, la cohérence dans le temps joue un rôle clé. Les modèles tendent à privilégier des informations présentes de manière récurrente dans différentes sources, plutôt que des prises de parole isolées.
Autre critère, la profondeur et la qualité de l’information. Les contenus détaillés, contextualisés et argumentés sont davantage susceptibles d’être utilisés que des contenus courts ou promotionnels.
Enfin, la légitimité de l’auteur ou du tiers qui s’exprime reste centrale : les contenus produits par des journalistes, experts ou analystes sont généralement perçus comme plus fiables que ceux émanant directement des marques.
Pourquoi intégrer les relations presse dans votre stratégie GEO ?
Dans ce contexte, il devient plus évident de comprendre pourquoi les relations presse jouent un rôle structurant : elles permettent d’ancrer la marque dans des sources crédibles, régulières et reconnues par les moteurs génératifs. Elles ne sont plus uniquement un levier de notoriété : elles deviennent un levier de visibilité dans les environnements génératifs. Ce changement implique une évolution plus profonde de leur rôle dans la stratégie marketing.
D’abord, les RP ne doivent plus être pensées uniquement en termes de couverture, mais en termes de présence dans les sources qui structurent l’information. L’enjeu n’est plus seulement d’obtenir des retombées, mais de s’assurer que la marque existe dans les contenus que les IA vont mobiliser pour produire leurs réponses.
Ensuite, cela modifie la manière de piloter la performance. Les indicateurs traditionnels (nombre de retombées, équivalent publicitaire) restent pertinents, mais doivent être complétés. À l’ère du GEO, de nouveaux KPIs émergent, centrés sur la présence de la marque dans des sources crédibles et sa capacité à être intégrée dans les réponses générées.
Enfin, les relations presse s’inscrivent désormais dans une logique plus large de construction d’autorité de marque. Elles ne fonctionnent plus en silo, mais en complément du SEO, du contenu et du brand marketing, pour renforcer la présence de la marque dans l’écosystème informationnel.
